Sergio s'impatiente, tout le monde s'impatiente et attend Torres. Mais qu'est-ce qu'il fait ? Les conversations montent, les arbitres s'énervent, quoi enfin, y'a un match à finir !!!!! Sergio et Iker rentrent aux vestiaires, autant essayer de le retrouver. Pourvu qu'il soit pas parti comme ça, sur un coup de tête, comme ça lui ait déjà arrivé. Iker va dans le vestiaire, Sergio dans les toilettes, on sait jamais. La porte butte contre quelque chose, Sergio entre et se fige ! Nom de Dieu !!!!! Fernando est là, inanimé. L'autre pars en courant, va chercher quelqu'un, un médecin, son entraîneur, n'importe qui pourvu qu'on l'aide ! Fernando respire encore, un tout petit peu, on appelle une ambulance, on le met sous respirateur. Sergio monte avec lui, se retourne vers Iker, murmure :
"Préviens les"
Iker hoche la tête affirmativement, s'en va. L'ambulance pars, sirènes hurlantes.
Rencontre annulée...
Flash Back :3 mois avant
Fernando rentre chez lui, la journée a été longue, il a hâte de s'occuper un peu de lui, surtout qu'Olalla doit être rentrée depuis longtemps. Mais alors qu'il pousse la porte de l'immense et luxueux appartement qu'il partage avec sa compagne depuis 4 ans, il s'immobilise, stupéfait. Deux grosses valises sont posées dans l'entrée, et Olalla s'affaire encore dans la chambre avec un petit sac de voyage. Le jeune homme s'approche et demande : "On pars quelque pars ?
_ Pas on, Je pars quelque pars.
_ Et je peux savoir où ?
_Je rentre en Espagne, mon avion pars ce soir.
_Quoi ? Pourquoi ? Il est arrivé quelque chose là-bas ?
_Pas là-bas, ici.
_Quoi ? Enfin dis-moi !
_J'ai perdu mon fiancé...
_Pardon !
_Je t'ai perdu, Fernando, ça va faire deux ans.
Elle le regarde intensément, le regard triste, voilé de larmes.
_Mais qu'est-ce que tu racontes, ça n'a aucun sens !
_Vraiment ? Et elle, ça n'a aucun sens non plus ?
Elle balance sur le lit une photo de Fernando avec une jeune femme brune, assez petite, menue, une photo datant de la coupe du monde 2006. Ils sont enlacés, proches, souriant, ils ont l'air heureux.
_Tu sais bien que c'est fini depuis longtemps avec elle.
_Arrête de te voiler la face, ELLE en a fini avec toi, mais pas toi !
_Et c'est reparti, c'est donc ça, encore une de tes éternelles crises de jalousie !
_Evite de me prendre pour une imbécile ! Je te connais assez pour pouvoir dire que tu es amoureux, et ça fait longtemps que ce n'est plus de moi ...
_Olalla, on va se marier je te signale ! Tu crois pas que le moment est un peu mal choisit ? Qu'est-ce que tu veux ? Pourquoi tu fais tout ça ?
_J'en ai marre, je peux pas lutter contre elle. Elle n'est même pas là Fernando ! Je ne peux pas lutter contre toi ...
Sa voix se brise, les larmes perlent aux coins de ses yeux, il la regarde, éberlué.
_J'ai longtemps essayé de me convaincre que si j'arrivais à prendre sa place dans ta vie, je la prendrais dans ton coeur, que tout l'amour que tu as pour elle me reviendrait, que tu me reviendrais. Ca n'est jamais arrivé, et tu sais pourquoi ? Parce que tu n'a jamais arrêté de l'aimer. Et je crois que personne, pas même toi, ne peux faire quelque chose contre ça.
_Tu ..... tu divagues.... tu ne penses pas ça.... c'est .......
_C'est la vérité et tu le sais aussi bien que moi, je ne peux pas épouser un homme qui ne m'aime pas, je veux être heureuse tu comprends ?
_Mais.... mais tu l'es ! Je ..... je t'aime moi, c'est idiot, c'est ...... une idée que tu t'es mise en tête !
Elle soupire longuement, prend son sac et sort de la chambre, suivit par Fernando.
_Tu ne peux pas partir, pas comme ça !
_Bien sûr que si ! Et lache moi ! Va donc la retrouver !
_ARRETE ! ARRETE DE DIRE CA !!!!!
_TU ME FAIS MAL !!!!!!
Il lache son bras qu'il avait agrippé.
_Excuse-moi. Je t'en pris, ne pars pas, pas toi...
_Je suis déjà partie."
Elle dépose un léger baiser sur sa joue, les siennes sont mouillées de larmes. Elle prends toutes ses valises et claque fermement la porte derrière elle. De l'autre côté, le jeune homme reste debout seul, désemparé, sonné. Son premier réflexe est d'appeler Sergio, en Espagne. Au moment où la voix de son meilleur ami lui demande se qu'il se passe, le barage cède et les larmes déferlent.
Torres n'est peut-être pas si fort après tout ...
Fin du flash back : retour dans l'ambulance
Alors que l'ambulance file sur la route vers l'hôpital, Sergio se rappelle bien ce jour où tout a commencé. Oui, c'est à partir de ça que tout s'est dégradé, le départ d'Olalla. Iker et lui avait bien essayé de la raisonner, rien n'y avait fait, et ils savaient tous qu'elle avait raison. Fernando avait pris un sacré coup, comme si le cauchemar survenut deux ans auparavant recommençait. A partir de là, plus rien n'avait été, et il avait été assez idiot pour suivre et encourager Fernando dans son délire. Il s'en voulait horriblement, comment avait-il pu laisser son ami dans un tel état, comment avait-il pu ne pas voir ? Ils sont tous dans ce cas, Iker, Cesc, Luis, tous, tout ceux qui cotoyent Fernando. Sergio regarde le visage de son ami sous le masque qui l'aide à respirer, il regarde les tubes de la perfusion qu'on lui a déjà mis, il regarde le liquide goutter dans la poche et soupire, tellement triste. Il se sent responsable, terriblement responsable.